oct 262014
 

image végéSi vous êtes végétarien, vous avez probablement déjà entendu cette remarque : « Et qu’est-ce qui te fait dire que les plantes ne souffrent pas elles aussi quand tu les coupent ? », surtout si vous avez dit que vous ne mangiez pas de viande car cela cause des souffrances inutiles aux animaux. La réponse la plus couramment donnée à cette question est que les plantes n’ont pas de système nerveux. Mais après réflexion, peut-être que la vraie question à se poser n’est pas : « est-ce que les plantes peuvent souffrir ? » Mais « pourquoi les animaux souffrent-ils? ».

Si on en croit la théorie de l’évolution, la capacité à ressentir de la douleur doit présenter un avantage, puisqu’elle est présente chez tous les vertébrés, ainsi que chez d’autres espèces animales. Pourquoi cette capacité aurait-elle été conservée durant des dizaines de millions d’années d’évolution, si cela ne représentait aucun avantage à la survie des individus.

En quoi pouvoir ressentir de la douleur peut-il être un avantage ?

On ressent de la douleur quand on se blesse ou que l’on est en train de se blesser, comme quand on se cogne, se coupe, bref quand notre organisme est lésé. La douleur est un signal d’alarme qui s’active quand le corps est en danger. Quand on marche sur quelque chose de pointu, on a le réflexe de relever immédiatement le pied, même pas besoin de réfléchir. Pareil quand on touche quelque chose de brûlant, ce qui nous évite une brûlure plus grave qui pourrait nous valoir des séquelles à vie.
On comprend encore mieux les avantages de la douleur dans la survie, quand on écoute les personnes atteintes d’une maladie qui les privent de cette capacité ou leur famille.
Même si au quotidien, on se passerait bien de la ressentir de manière aussi vive quand on se prend les orteils dans un pied de la table basse, sans oublier les douleurs de l’accouchement et bien d’autres.

Il semblerait donc que la capacité à ressentir de la douleur permet aux animaux mobiles d’éviter certains dangers (le feu, le froid, ce qui coupe, ce qui pique, …) qui risque de porter atteinte à l’intégrité de leur corps, ce qui pourrait mettre en périls leur survie, directement en leur infligeant des blessures mortelles ou indirectement en les handicapant pour la suite de leur existence.

Les plantes étant non mobile, c’est-à-dire ne pouvant éviter une blessure en se déplaçant ou en faisant des mouvements rapides pour se protéger. La capacité de ressentir la douleur leur est tout simplement inutile.

Avoir un signal d’alarme fort qui alerte en cas de blessure ou de risque de blessure n’a, a priori, un intérêt que dans le cas où l’on à la capacité d’éviter cette blessure. Dans le cas contraire, ce n’est qu’une nuisance, une sirène parasite qui consomme inutilement de l’énergie à l’organisme.

Donc à la question : « pourquoi les plantes ne seraient-elles pas capable de ressentir de la douleur? ». La réponse est peut-être tout simplement qu’elles n’en auraient pas l’usage, car elles n’auraient aucun moyen d’échapper à ce qui les blessent. Contrairement aux animaux qui sont mobiles et peuvent s’éloigner de ce qui les blessent et prendre des mesures pour se soigner ou éviter d’aggraver la situation quand ils sont blessés ou du moins mobiliser toutes leurs capacités physiques et intellectuelles pour faire cesser ce signal d’alarme.

Ceci n’est qu’une hypothèse, fruit d’une simple réflexion personnelle, voilà pourquoi elle est au conditionnelle. Le débat est ouvert, je vous invite donc à y apporter vos arguments ou les sources scientifiques qui viendraient enrichir cette réflexion.

 Posted by at 19 h 59 min

  2 Responses to “Pourquoi les animaux souffriraient et pas les plantes”

  1. Même si ça ne prouve aucunement qu’une plante peut ressentir la douleur, il est prouvé que beaucoup de plantes agissent chimiquement contre ce qui les blessent.

    Exemple dans Sciences et avenir : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20010319.OBS2593/les-armes-de-defense-chimiques-des-plantes.html
    C’est dommage, l’article papier était bien plus complet.

  2. Et je ne retrouve pas sur le net l’article que j’avais lu (oui j’aime le papier ^^) mais certaines espèces de végétaux sont capable de se déplacer!

    Un exemple quand même :
    http://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-le-palmier-a-echasses—un-arbre-qui-marche-8368.htm

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